luni, 10 septembrie 2012

Radu Marian: “Pafnutie cyborgul “





Cristalul magic (1994), Bine ai venit, mamă soacră! (1998), Bien-venue, belle-maman! (2001, în limba franceză, laureat cu trofeul “Sandu Florea 2001” pentru cel mai bun album al anului), Le Chariot du feu (2007, în limba franceză), Minitehnicus 1970 (2008 şi 2010), Bem-vindo, sogra (2009, în limba portugheză) sunt albume imaginate, desenate şi (uneori) editate de arhitectul Radu Marian.
Minitehnicus 1970 reuneşte majoritatea povestirilor BD publicate înainte de 1989 în revista şi almanahul Cutezătorii, inclusiv celebra Misterul Robotilor; Le Chariot de Feu a fost desenat în anii 80, în timp ce Cristalul magic şi  Bine ai venit, mamă soacră! au fost desenate după schimbarea de regim. Le aveţi pe toate?
Dacă nu, vă anunţăm apariţia unui nou album, Pafnutie Cyborgul, în care Radu Marian reuneşte  celelalte povestiri BD publicate după 1990 în revistele Orion, Mini Azi, Jurnalul SF sau în ziarul local Cuget Liber, şi rămase inedite în volum: Detectivul Bruno, Misiunea lui Pafnutie, Dracula. Abordând subiecte SF şi fantastice, aceste povestiri - colorate special pentru apariţia în volum -  sunt mostre  ale benzii desenate umoristice, desenate în stilul grafic unic al inegalabilului desenator al lui Minitehnicus.
Radu Marian este invitat de onoare la cea de-a 22-a ediţie a Salonului Internaţional al Benzii Desenate din România, ale cărui manifestări se vor derula între 21-23 septembrie la Muzeul de Artă din Constanţa. El va lansa cu această ocazie albumul Pafnutie Cyborgul şi va acorda dedicaţii amatorilor.
Albumul va fi difuzat doar în cadrul salonului precum şi prin corespondenţă (scriind aici). Toţi doritorii care se vor manifesta  înainte de 20 septembrie vor primi albumul cu dedicaţie de la autor.

miercuri, 5 septembrie 2012

SIDI BOUZID KIDS : le scénariste Eric Borg répond a nos questions






Pourquoi vous êtes si interessé par la révolution tunisinenne?

Je suis né à Tunis où j’ai vécu mon enfance, d’origine tunisienne par ma mère, italienne et maltaise par mon père (Borg est un nom répandu à Malte). À ma naissance, la Tunisie avait déjà acquis son indépendance depuis quelques années et était présidée par Habib
Bourguiba, le despote éclairé, régulièrement réélu avec des scores  avoisinant les 99%, pourchassant, emprisonnant et torturant ses  opposants politiques, bâillonnant la presse… Ben Ali a en grande  partie poursuivi la recette de son prédécesseur Bourguiba… en lui
ajoutant une grosse dose de corruption et de détournement de bien  publics, aidé en cela par le clan de sa femme, les Trabelsi.

Comment vous avez eu l`idée de la bande dessinée “Sidi Bouzid Kids”?

J’étais à Tunis fin 2010 invité par le producers’ network des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) pour un projet de  documentaire de macompagne Kaouther Ben Hania, un film produit par notre société Who’z Prod. C’était un mois et demi avant l’immolation de Mohamed Bouazizi. Vraiment rien ne laissait présager ce qui allait se passer. Les portraits de Ben Ali étaient partout, la police omniprésente, comme à l’accoutumée. Les Tunisiens s’y étaient habitués. Je me souviens, il y avait à ce moment à Tunis un congrès de l’Organisation  de la Femme Arabe présidé en grandes pompes par Leila Ben Ali, et qui laissait clairement entrevoir les ambitions politiques de la première
dame de Tunisie… Encore plus de raisons pour être pessimiste sur l’avenir du pays. Déjà, la perspective des élections présidentielles de 2014 n’était pas réjouissante car Ben Ali s’apprêtait à se représenter  pour un sixième mandat consécutif, contrairement à ce qu’il avait  promis et à ce que permettait la constitution qui limitait à 75 ans l’âge  d’un possible candidat à la présidence. En août 2010, un appel de 65  personnalités tunisiennes était lancé exhortant Ben Ali à se représenter,  et à modifier en conséquence la constitution…

Facebook était une bouffée d’oxygène pour les Tunisiens, les langues  s’y déliaient avec beaucoup d’humour, comme avec les caricatures  impitoyables du dessinateur satirique Z qui sévissait sur la toile depuis  quelques années déjà. J’avais également écouté sur Facebook le  rappeur « El General » qui attaquait directement à Ben Ali dans ses  textes (notamment « Raïs lebled », en novembre 2010). Il y avait donc  l’expression d’un ras-le-bol, mais c’était très ponctuel, comme des  exceptions qui confirmaient la règle, celle du silence des masses….

J’ai suivi de très près les événements qui ont suivi le 17 décembre  2010, jour de l’immolation de Bouazizi à Sidi Bouzid, par mes attaches  personnelles à ce pays, et encore plus par celles de ma compagne qui  est elle-même native de Sidi Bouzid, cette petite ville oubliée de la  Tunisie profonde, qui passera à la postérité comme le berceau du printemps arabe.

J’ai commencé à conserver les photos et toutes les petits vidéos  postées sur le Net, filmées avec des téléphones portables, montrant les  premières manifestations à Sidi Bouzid, puis à Kasserine, les exactions  policières, les snipers… J’avais sans doute dans l’idée un projet à partir  de ça, mais c’était très vague : documentaire, film de fiction, BD… ? La  question ne se posait pas vraiment. J’archivais de toute façon, pour  constituer un corpus de témoignages, craignant que ces vidéos ne  soient rapidement censurées par le pouvoir et disparaissent à jamais.

Peu à peu la révolte s’amplifiait et le régime découvrait de plus en plus  son vrai visage, celui que ne voulaient pas voir les politiciens français,  de Frédéric Mitterrand à Michelle Alliot-Marie, celui d’une dictature  barbare. Avec Kaouther et de nombreux amis tunisiens, nous avons  suivi les événements 24h sur 24, sur Facebook relayé par les chaînes  satellitaires comme Al Jazeera mais aussi sur la télé nationale  tunisienne (TV7) avec les discours de Ben Ali et sa propagande  éhontée relayée par des journalistes aux ordres. Le 14 janvier a été une  journée incroyable. Voir cette foule de Tunisiens, hommes, femmes,  enfants, vieillards, avocats en robes… amassés devant le ministère de
l’Intérieur à crier à Ben Ali « Dégage ! », était complètement surréaliste.  Il faut savoir qu’habituellement, il était interdit de marcher sur le trottoir  devant le bâtiment du ministère avenue Bourguiba, il fallait traverser  pour passer sur le trottoir d’en face !

La fuite de Ben Ali le 14 janvier était digne des scénarios les plus fous,  comme la cerise sur un gâteau déjà grandiose ! J’avais donc là toute la  matière à un film ou un album de BD, à la fois une palette  d’événements incroyables s’enchaînant à un rythme fou et de larges  zones d’ombre permettant à l’imagination de prendre le relais. J’ai écrit  très vite une première version de l’histoire, que j’ai affinée dans les  semaines qui ont suivi, améliorant la narration et corrigeant certaines parties à la lumière de nouvelles révélations journalistiques ou  judiciaires. Dans cette période très passionnelle, les rumeurs vont vite
et se contredisent sans cesse, il faut donc croiser le maximum de s ources pour arriver à y voir plus clair…

Alex Talambă et Eric Borg au Salon du livre, Paris, mars 2012

Pourquoi vous avez choisi Alex Talamba, un dessinateur roumain,  pour mettre en dessins votre scénario?

Parallèlement je me suis mis à la recherche d’un dessinateur qui  pouvait se mettre immédiatement au travail. Le festival d’Angoulême est  toujours l’occasion pour moi de dénicher de nouveaux talents. C’est  donc à Angoulême que je me suis mis en quête et c’est complètement  par hasard que je suis tombé sur des planches d’Alex Talamba. Au
cours d’un dîner de l’équipe ZOO (magazine de BD que j’avais fondé en  2005 et qui a été repris par Olivier Thierry en 2007) j’entendis parler  d’une compilation de jeunes auteurs roumains qui était proposée dans  la bulle du Nouveau Monde : « the book of George » et décidai de me la  procurer. Une vingtaine d’auteurs y étaient présentés, chacun avait  dessiné une petite histoire. A première vue, rien ne convenait, sauf
quand je suis tombé sur les planches d’Alex. C’était exactement ça ! Un  coup de crayon extraordinaire, suffisamment réaliste tout en étant très  dynamique et très expressif, avec une maîtrise incroyable du noir et  blanc qui me faisait penser à Milton Canniff. J’avais travaillé sur mon  précédent album (Rocher Rouge) avec un excellent dessinateur  (Michaël Sanlaville) ce qui m’avait rendu assez exigeant. Cette fois-ci je  cherchais quelqu’un qui ait un style un peu plus réaliste que Michaël,  moins « comique », mais avec tout autant d’expressivité.
Et avec Alex, c’était exactement ça !
  
Alex Talambă et Eric Borg au Salon du livre, Paris, mars 2012

Comment vous l`avez contacté et comment vous travaillez avec lui?

Je l’ai contacté par mail à mon retour d’Angoulême, par chance il parlait  parfaitement l’anglais. Je lui ai demandé de m’envoyer d’autres dessins  qui m’ont confirmé dans mon envie de travailler avec lui sur ce projet  (notamment sa manière de représenter la foule, ce qui était important  en vue des scènes de manifestations). Je fis suivre les dessins à Didier  à KSTR qui me répondit : « Intéressant, tu demandes un essai sur la  base de ton scénario ? ». Alex était à ce moment-là en train de terminer  son premier album (« Elabuga », ouvrage en roumain) et était libre  après ça. Le projet l’a emballé, nous avons fait quatre planches d’essai  qui étaient en bichromie. Un mois plus tard j’envoyai à Didier cet essai  qui fut concluant. Après une recherche des principaux personnages,  nous avons commencé à travailler sur les planches en avril. Les  premières pages en bichromie n’étant pas totalement satisfaisantes  nous avons opté pour la quadrichromie. Le travail a duré 9 mois. Je me  suis occupé de rechercher toute la documentation (photos et vidéos)  devant servir aux dessins, ayant déjà effectué une partie de ce travail  pour mon scénario j’étais mieux placé qu’Alex pour cela. Je me suis  occupé pour finir de la postface de l’album intitulée « aux sources de la  fiction » où je dévoile justement quelques uns des faits réels qui m’ont  inspiré et présente aussi plusieurs esquisses d’Alex.

(c) Alex Talambă şi Eric Borg

Vous pensez a re-travailler avec Alex Talamba?

Notre première collaboration s’étant très bien passée, Alex et moi avons  un nouveau projet ensemble, que nous devrions commencer très  prochainement.

Merci beaucoup, Eric Borg, et on attend avec impatience le prochain album realisé avec Tamba.


Sidi Bouzid Kids peut etre lu en ligne ici.


marți, 4 septembrie 2012

Mila 23 - o nouă producţie marca Tamba & Drăgan





După “Elabuga”,  în noiembrie 2011   şi  “Sidi Bouzid Kids”, album apărut la editura franceză Casterman în martie 2012,  Alex Talambă  - Tamba  oferă cititorilor o nouă mostră  a extraordinarului său  talent:  “Mila 23”.
Făcând echipă din nou cu prietenul său, George Drăgan, el desenează   nu   doar o biografie romanţată a binecunoscutului canotor  Ivan Patzaichin,  ci o adevărată  poveste a devenirii puştiului Vania,  născut în sătucul pierdut din Delta Dunarii.  În  carte, sub măiestrele condeie ale lui Drăgan şi Tamba, legenda multiplului campion se întrepătrunde cu legendele dunărene  şi cele ale poporului de lipoveni: alături de familia micului Ivan,  apar  ca personaje  făpturile fantastice Gamayun, Samca şi Rusalka.
„Mila 23” este editată – în română şi engleză - de Casa de Producţie Mandragora, în colaborare cu Asociaţia Ivan Patzaichin – Mila 23 şi publicată cu sprijinul companiei Vodafone.
 Recomand   cu căldură această carte fantastică tuturor iubitorilor de literatură. Desenată sau nu.
Pentru comenzi, puteţi scrie pe adresa: office@rowmania.ro.
În continuare, pentru iniţiaţi, publicăm câteva creionaje din povestea desenată „Mila 23”.




Cei care doresc să afle mai multe despre arta lui Tamba şi chiar să se întâlnească cu el în carne şi oase, sunt invitaţi,  între 21-23 septembrie,  la Salonul Internaţional al Benzii Desenate de la Constanţa, unde Alex Talambă este invitat de onoare.

sâmbătă, 1 septembrie 2012

Sherlock Holmes în benzi desenate



“My @book”  este o nouă editură din Bucureşti care propune cititorilor,   printre altele,  cartea de benzi desenate, “Noile Aventuri ale lui Sherlock Holmes”.
La preţul de 15 lei   sunt oferite  cititorilor 7 povestiri desenate (însumând 92 de pagini) şi tot atâtea enigme,  dezlegate de  celebrul  detectiv şi amicul său Watson:  Acrobatul blestemat, Bandana galbenă, Marea provocare, Contrabanda maritimă, Ultimul spectacol, Iubeşte-ţi vecinul, Steaua estului.
 Aceste benzi desenate de lungime variabilă, au fost  iniţial publicate – în culori - de către editura americană Charlton Comics, în două volume,  datate octombrie 1955 şi martie 1956 (şi se pare că seria nu a continuat deoarece editorul nu plătise drepturile de autor urmaşilor lui Conan Doyle).
Lăsând la o parte faptul că volumul este în alb-negru  precum şi câteva mici greşeli de redactare sau/şi de traducere, cartea de benzi desenate  “Noile aventuri ale lui Sherlock Holmes” constituie o lectură plăcută, destinată  amatorilor de  benzi desenate şi de romane  poliţiste dar şi tuturor celor care doresc o lectură agreabilă,  de vacanţă.




vineri, 31 august 2012

Editura Adenium

Editura Adenium din Iaşi este o nouă construcţie editorială,  care îşi propune să publice (şi) cărţi de benzi desenate. Iată câteva spicuiri din programul lor editorial:

"Editura Adenium pregăteşte pentru tipar  volumele I, II si III ale seriei O inimă de broscuţă, semnate de Gheorghe Vîrtosu.
Foiletonul „O inimă de broscuta” va cuprinde peste 30 de volume, ce vor apărea însoţite de tomurile aferente de benzi desenate.
Volumele „Peniţa aurie - înger sau călău?”, „Primii paşi spre maturitate” şi „Valsul stelar al vieţii” sunt ilustrate în mod cu totul fascinant de către designerul Ciprian Ovidiu Dudaş.

Copilul, acest mugure omenesc, şi-a creionat dintotdeauna propria sa lume. Trăirile lui sunt asemenea unui permanent  şuvoi de apă limpede şi curată, care izvorăşte din adâncurile fiinţei sale.

O inimă de broscuţă oferă copiilor povestea unor personaje inedite, a căror copilărie este propria noastră copilărie, spre care fiecare dintre noi ne întoarcem de fiecare dată, cu aceeaşi sete de a redescoperi idealul în dragoste, în prietenie, în frumuseţe, în bunătate...

Împreună cu eroii Inimii de broscută,  copiii vor savura o poveste pentru toate vârstele,  care îi va introduce într-o lume aparte, trăind împreună emotţile coplesitoare ale primelor eşecuri, ale primei iubiri, ale primului sărut. Vor gusta, din păcate, şi din amărăciunea de nedescris a primelor trădări şi dezamăgiri. 

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Amintiri din copilărie - album de benzi desenate

Amintiri din copilărie de Ion Creangă este una dintre cele mai frumoase cărţi ale copilăriei din întreaga istorie a literaturii lumii.

Dar nu este, în primul rând, o carte pentru copii, o carte care să se citească uşor. Stilul elaborat, abundenţa de arhaisme şi regionalisme, bogăţia de expresii populare, ca şi distanţa de aproape o sută cincizeci de ani dintre două vârste ale culturii române, o fac mai degrabă accesibilă adulţilor şi tinerilor cultivaţi.

Pe de altă parte, aventurile prin care trece Nică, copilul de pe malurile Ozanei „cea frumos curgătoare”, nu sunt mai puţin palpitante decât cele prin care trec Tom Sawyer şi Hucklebbery Finn, puştii pe malurile maiestuosului Mississippi şi pot atrage interesul cititorilor de la cele mai mici vârste.

Cu acest gând a plecat la drum echipa noastră, când a conceput proiectul acestei ediţii a Amintirilor… în formă de bandă desenată. O versiune care nu urmăreşte să înlocuiască lectura minunatei cărţi ca atare, ci numai să pregătească cititorul foarte tânăr pentru o mai bună întâlnire cu textul lui Ion Creangă, povestitorul nepereche plecat din Humuleştii Neamţului."

Liviu Antonesei


De notat  că albumul Peniţa aurie - înger sau călău?, desenat de Şerban Andreescu, a fost lansat la Salonul Internaţional al Benzii Desenate de la Constanţa anul trecut. De asemenea,  albumul Amintiri din copilărie va fi semnat de acelaşi talentat desenator.

Desen de Şerban Andreescu
 Cei interesaţi le  pot comanda aici.